Astuce

3 astuces pour faire travailler la mémoire

2-5
ENSEMBLE

Un développement fulgurant de la mémoire avant 5 ans mais dont on ne se rappelle pas !

Les capacités de mémorisation de nos enfants nous fascinent : il y a tant de choses à apprendre entre 0 et 5 ans que le cerveau des enfants n'est pas du tout constitué comme celui des adultes. Leur mémoire procédurale (qui permet d'acquérir durablement de nouvelles compétences comme la marche, manger avec une cuillère, etc.) est sur-développée, tandis que les capacités d'encodage (qui permettent d'enregistrer et de retrouver les souvenirs) sont quant à elles encore mal développées. C'est tout à fait logique car pour retrouver un souvenir, il faut qu'il soit bien "classé" et pour bien classer les souvenirs, il faut avoir développé des capacités de langage. C'est pour cela que bien souvent, on ne se souvient pas de ce qui s'est passé dans notre vie avant 3 ou 4 ans !

On commence par apprendre beaucoup puis à apprendre mieux

Le cerveau des enfants est en constant mutation : développement des connexions neuronales de manière exponentielle jusqu'à 5 ans puis le développement du cerveau prend une autre direction et on commence à perdre des neurones. Si cela peut sembler prématuré, c'est en fait que le cerveau fait le tri ! Il ne garde que les neurones les plus utilisés et renforcent les connexions autour de ceux-ci. 

Avant 5 ans, comment jouer avec la mémoire de nos enfants ?

Avant 5 ans, rien de sert de vouloir augmenter les capacités de mémorisation des enfants, elles sont d'ores et déjà très élevées ! En revanche, on peut jouer avec les enfants pour tirer partie de ces incroyables capacités ou encore palier l'absence de mémoire dans la petite enfance.

  • Astuce n°1 : jouer à reconstituer ses souvenirs

Comme nous l'avons expliqué c'est compliqué de se rappeler de ses souvenirs dans sa jeune enfance car les mécanismes d'encodages sont encore faibles. On peut aider à reconstituer les souvenirs

D'abord, il faut savoir que l'on retient mieux une information quand elle a un contexte clair et précis. Si vous êtes en vacances sur la plage et qu'on parle d'un nouveau dossier que vous aurez à traiter au bureau en rentrant, il est fort possible que ça vous échappe et qu'à votre retour au bureau, vous ne sachiez vraiment plus de quoi il s'agit. Il est donc important, quel que soit l'exercice de toujours créer le contexte : quiquoi, où, quand, pourquoi et comment.  

L’enfant va faire  ce travail naturellement par exemple : le jour de mon anniversaire de mes 2 ans, toute la famille s'est réunie à la maison qui était décorée avec des ballons rouges et jaunes. On a mangé un gâteau au chocolat avec des bougies pour me faire plaisir et j'ai reçu un petit train rouge. Dans ce souvenir le contexte est très clairement défini et les émotions marquées, ce qui le rend très marquant

Comment faire ?

  • On commence par documenter les souvenirs : rien de tel que les photos, des audios, des vidéos, voire mêmes des écrits pour marquer le moment et pouvoir s'y replonger plus facilement. Cela peut-être une boîte, un album photo ou un petit cahier. On peut simplement démarrer avec les photos de son téléphone
  • On instaure des petits rituels de moment "souvenirs" : par exemple le dimanche matin ou quand on va chez Mamie (les grand-parents, c'est top pour les souvenirs)
  • On se concentre sur un souvenir précis  On peut décider délibérément du souvenir (le jour de ma naissance ou le jour où  ou choisir une photo au hasard dans le téléphone 
  • On essaye au maximum de reconstituer ce souvenir : qui était là ? Où est-ce que cela se passait ? Pourquoi on avait décidé de faire ça ? Quel temps faisait-il ? Comment tu te sentais ou comment penses-tu que tu te sentais, etc. 

Alors évidemment le choix des moments dont on a décidé de se souvenir est toujours un peu biaisé (on fait rarement des photos au cour d'une engueulade) mais l'exercice est vraiment chouette à faire ensemble et surtout cela a un réel impact sur leur impression de se souvenir de leurs enfance. Vous verrez quand ils auront 25 ans, ils auront l'impression de se souvenir du jour de l'accouchement (parce que très très souvent les enfants vont choisir : le jour où je suis né) ! 

  • Astuce n°2 : utiliser la mémoire pour donner goût à l'écriture

Evidemment, il ne s'agit pas de transformer nos enfants en romanciers dès qu'ils savent tenir un crayon mais simplement de les aider à associer les mots aux intentions. Quand ils font un dessin par exemple, prenez le temps d'en discuter avec lui : de quoi s'agit-il ? Quelle était son intention ? Est-ce qu'il est satisfait ou pas ? Qu'est-ce que cela lui inspire ? 

A la suite de cette conversation essayez de retenir les mots clés et d'écrire des petites phrases sous le dessin qui résume votre conversation. 

Prendre l'habitude de voir les mots écrits aide à cristalliser le ressenti, de le marquer et surtout d'enrichir le vocabulaire des enfants. Par la suite, cela facilitera vraiment le goût pour les écrits également

  • Astuce n°3 : apprendre à faire des liens

On retient plus facilement les choses si on crée des liens entre elles. Par exemple : mémoriser une liste de 15 mots est compliqué si on les mots n'ont rien à voir les uns avec les autres. En revanche, s'il s'agit de mots qui sont liés c'est beaucoup plus simple ! A travers ce petit jeu simple, on apprend à faire ces liens.

  • On commence à définir une liste de mots (on peut simplement les lister ou utiliser des images pour rendre cela plus visuel pour les enfants). 
  • Vers 2 ans, on commence par 5 images. A 5 ans, on peut démarrer avec 10 images. Dans les 2 cas, on peut augmenter le nombre d'images au fur et à mesure ou ajuster la difficulté . 
  • A chaque mot / image, on va associer un autre mot. On peut par exemple associer canard et plume ou encore pain et beurre
  • Ensuite le jeu se passe en 2 étapes :
    • Premier niveau de jeu : on cache les objets et les associations. On donne l'un des mots à l'enfant et il doit donner le  mot qui y est associé 
    • Second niveau de jeu : durant la journée ou la semaine, chaque fois que l'on prononce un mot qui est dans la liste, les autres joueurs doivent donner un plus vite le mot qui y est associé (sous peine d'avoir un gage par exemple). Attention, même si on prononce le mot sans forcément que cela soit dans le contexte du jeu (par exemple, au cours d'une banale conversation "Oh tu es vraiment léger comme une plume"), il faut essayer de dire le mot associé.

1,2,3 prêts à jouer !?

Dans le même esprit

scroll
Activité
15 MIN

Dénombrer avec le Snap | À télécharger

Les enfants raffolent de ce petit jeu de cartes que vous pouvez imprimer mais pourquoi pas le reproduire en créant des cartes...
Avis d'expert
9 MIN

Le développement de la mémoire : que montrent les études ?

En 1,2,3 mots : la mémoire est impliquée dans de nombreux processus qui nous construisent (lecture, langage,...
Astuce

Jeu de mémoire sonore

Battre le rythme en écoutant une chanson est un exercice très utile avec les jeunes enfants pour se familiariser avec la notion de battements. C'est...