Avis d'expert

Comment être une bonne maman ou un bon papa : toutes nos astuces pour être un parent au top

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15 MIN

Le guide de la mère parfaite

La promesse de cet article est plutôt séduisante. Soyons honnêtes, avant d'avoir des enfants, vous pensiez vraiment que vous alliez être une bonne maman ou un bon parent en règle générale. D’autant plus que tout au long de votre grossesse, vous avez lu de nombreux livres sur les sujets et que vous étiez bien calé sur le sujet : votre enfant aura une bonne mère ou il n'en n'aura pas. 

Malheureusement, la réalité vous a un peu échaudé : vous n'êtes pas la maman des livres et votre enfant n'est pas conforme à la commande que vous aviez faite. La vraie question qui se pose alors : est-ce que cela fait de vous un mauvais parent ?

La seule question à laquelle il faut répondre pour savoir si vous êtes une bonne mère

Nous avons élaboré un test très sophistiqué afin de déterminer avec exactitude si vous êtes une bonne maman ou un bon papa ou rien de tout cela. Il suffit de répondre avec honnêteté et vous aurez une réponse immédiate. Attention c'est parti :

Faites-vous de votre mieux pour élever vos enfants ?

Réponse a : Oui

Réponse b : souvent

Réponse c : je pense que je peux mieux faire

Si vous avez répondu a, b ou c, c'est que vous êtes un super parent.

La parentalité et l'éducation ne sont pas une question de performance. Être une bonne mère, c'est une question d'intention. Être responsable d'un enfant est complexe et vous avez envie de faire au mieux : la preuve vous êtes tombé sur cet article. Vous cherchez des solutions. C'est déjà une preuve que vous prenez votre rôle de mère ou de père à cœur.

Plutôt que de savoir ce qu'il faut faire pour être un bon parent, nous nous sommes demandés pourquoi on a l'impression de ne pas être à la hauteur et pourquoi on voudrait absolument s'améliorer alors qu'il n'y a pas vraiment d'échelle de mesure sans équivoque pour évaluer si l'on est une bonne maman.

Pourquoi est-on si obsédé par l'idée de devoir être une bonne mère ?

Ce n'est pas un hasard si soudain la plupart des parents se posent des questions que nos propres géniteurs semblaient ignorer quand nous étions enfants. Le contexte culturel, socio-économique et politique explique en partie ce besoin des parents du 21ème siècle de se préoccuper autant du bien être de leurs enfants. Si vous demandez à quelqu'un comment être une bonne maman en 1922 vs. 2022, vous obtiendrez des réponses bien différentes.

Au début, c'était une question de survie (de l'enfant)

Avoir la responsabilité d'un enfant et de son futur, c'est énorme. Cependant, il y a quelques temps en arrière, la mort précoce faisait partie des scénarios très probables pour la plupart des enfants. 

Le rôle de la mère était donc principalement de protéger ses enfants afin qu'ils survivent : les nourrir, s'occuper de leur hygiène, leur inculquer les règles de base pour s'intégrer sans trop de heurts dans la société. C'était déjà énorme. Cela n'était pourtant pas toujours suffisant pour protéger les enfants d'une mort éventuelle et le parent ne portait pas seul la responsabilité de la survie de son enfant. 

Finalement, on se projetait peu et on avait tendance à être focalisé sur le présent, sur l' organisation de la famille et des comptes. Il ne s'agit pas de dire qu'à cette époque les parents ne culpabilisaient pas mais dans la mesure où l'on se préoccupait moins du ressenti de l'enfant durant son enfance et des éventuelles conséquences que cela pourrait avoir sur sa vie d'adulte et son bien-être, on restait très pragmatique face aux choix éducatifs.

Le savoir-faire a longtemps était au coeur de la transmission parent-enfant

Pendant longtemps préparer l'avenir consistait à accompagner les enfants afin qu'ils reproduisent les schéma familial. La transmission consistait à donner les outils et les clés aux enfants afin qu'ils sachent faire ce que leurs parents savaient faire. On ne se demandait pas ce que signifiait être une bonne mère, on faisait simplement en sorte que l' enfant acquière les compétences nécessaires pour être un adulte indépendant. 

L'école joue un rôle de plus en plus important mais en aucun cas, on attend de la mère ou du père qu'il soit garant de la réussite scolaire de ses enfants : être une bonne mère consiste à envoyer ses enfants à l'école et non pas faire en sorte qu'ils y réussissent.


L'ère où la réussite professionnelle était une preuve de réussite dans la vie

Ensuite, est venu le temps où la réussite professionnelle a été synonyme de réussite dans la vie. L'enfant n'était pas nécessairement amené à faire comme ses parents mais plutôt à faire mieux que ses parents. Le principal tremplin pour garantir cette réussite étant l'école. Le rôle du parent est donc de s'occuper de transmettre les valeurs clés comme le travail, l'effort, la politesse afin de créer les conditions favorables pour le parcours scolaire. Si les choses on bien évoluées, on reste encore lo

En 2022, être une bonne maman est synonyme de garantir le bonheur de ses enfants.

Nous y voilà. La démonstration est certes très schématique mais aide à comprendre la complexité de la situation aujourd'hui. On progresse sur la pyramide des besoins de Maslow : le parent est désormais devenu responsable (ou se sent responsable) du bonheur de son enfant. Vous pouvez vous imaginer la pression que cela engendre chez n'importe quel être humain car bien évidemment il n'y a pas de recettes toutes faites sur la manière d'atteindre le bonheur. Si on ajoute à cela :

  • une remise en cause fondamentale du sens du travail,

  • l'incertitude de l'état de la planète d'ici 50 ans

  • la crise économique à venir,

  • la pression des réseaux sociaux,

  • l'injonction de l'état pour vous désigner comme un mauvais parent

Vous avez désormais la recette parfaite pour.... Péter un plomb !

Quand on y pense c'est un peu la définition de la folie : on se met une pression folle pour réussir quelque chose d'impossible par peur d'être jugé par les autres ou par l'état sachant, qu'au fond, l'urgence est ailleurs... Il n'en faut pas plus pour devenir maman zinzin.

Comment être une bonne Maman ou un bon Papa ?

Il n'y a évidemment pas de solution miracle qui vous indique comment élever vos enfants de la meilleure manière possible. En revanche, maintenant que vous avez conscience de ce qui vous empêche de penser que vous êtes la meilleure maman possible pour vos enfants, vous allez pouvoir relâcher un peu la pression et prendre du recul. Ce ne sont pas des conseils sur comment faire qui vont vous aider mais plutôt une nouvelle manière de considérer votre rôle de parent.

La base de la parentalité : revoir le schéma familial selon votre propre échelle de valeurs

Au fond, est-ce que vous pensez vraiment que crier est une mauvaise chose ? Est-ce que vous avez envie de faire en sorte que vos enfants soient sensibles à leur alimentation mais vous vous fichez que la maison soit en désordre ? Dites-vous que si vous essayez d'être au taquet sur tous les fronts, vos enfants ne vont de toutes façons pas être capables de suivre le rythme. Focalisez-vous sur les éléments qui vous importent et qui sont au coeur de votre système de valeurs en oubliant les conseils de uns et des autres. 


Dites-vous bien que vous n'êtes pas vous même toujours d'accord avec votre propre maman, il est bien normal donc que votre enfant ne soit pas enclin à hériter de tout sans broncher. Si vous vous recentrez sur l'essentiel, vous vous simplifierez la vie et vous serez surtout bien plus alignés avec votre propre mode de vie.

La règle la plus importante pour être un bon parent : se faire confiance

Au final, ce qui importe c'est de ne pas douter. Vous ne savez pas tout faire et c'est normal mais vous êtes aussi capable de savoir si une approche éducative ne vous convient pas. Si vous ne vous sentez pas à l'aise avec certaines recommandations qu'on a pu vous faire, écoutez votre petite voix de Maman qui vous dit "Non, là vraiment ça ne va pas". 

On peut se renseigner, chercher des outils mais il faut aussi rester pragmatique : les livres sur l'éducation ne sont pas écrits pour votre enfant. Il est unique et vous aussi. Certains enfants sont plus enclins à obéir alors que d'autres ont besoin que l'on soit plus stricts avec eux. C'est comme ça et vous ne trouverez pas un manuel qui soit plus adapté que votre propre ressenti.

Personne ne connait mieux votre enfant que vous et même s'il passe plus de temps à l'école ou à la garderie qu'avec vous la semaine, vous restez sa référence principale en matière d'éducation. Renseignez-vous, informez-vous mais restez critique : chaque maman est unique, chaque enfant est unique. 

La meilleure méthode pour être une maman au top : bien s'entourer

La solitude est certainement le sentiment le plus omniprésent chez les parents du 21ème siècle. Bien entendu c'est d'autant plus marqué pour les parents qui ont réellement à élever leurs enfants seuls. Le secret du bien être mental d'une maman, c'est de trouver comment bien s'entourer. 

Le meilleur moyen d'assurer ses arrières, c'est déjà de montrer qu'on est vulnérable et d'accepter de demander de l'aide. Dans de nombreuses situations, les parents qui n'osent pas demander de l'aide car ils considèrent que c'est un acte de faiblesse, qu'il s'agit de leur enfant et qu'ils doivent doit tout assumer. Ce n'est pas la vérité : être responsable d'un enfant, c'est avant tout comprendre quels sont ses besoins et parfois ce n'est pas son papa ou sa maman qui peut lui offrir. Savoir demander de l'aide, c'est donc un acte responsable, désintéressé et centré sur l'enfant plus que sur le parent qui cherche à assurer sur tous les front.

Une fois la bataille d'ego oubliée, il faut trouver comment s'entourer. On ne va pas se mentir, ce n'est pas toujours simple. Dans un premier temps, il n'est peut-être pas inutile de rappeler aux mamans (car c'est souvent elles, malheureusement) qu'elles peuvent laisser plus de place à leur conjoint. Déléguer c'est avant tout accepter que d'autres fassent différemment avec notre enfant. Et ce n'est pas grave (tant que les enfants sont bien traités évidemment).

Ensuite, il faut identifier les situations dans lesquelles on a besoin d'aide : cela peut sembler un peu bateau mais dans de nombreux cas, on ne réfléchit pas de manière assez globale à ces questions. On a tendance à se limiter aux questions logistiques mais regardons l'ensemble des tâches qui pourraient être déléguées :

  • Planifier les repas et les courses

  • Récupérer les enfants à la sortie de l'école

  • Avoir un samedi libre par mois

  • Gérer les lessives et le ménage

Comment faire face à l'ensemble de ces tâches ? 3 conseils pour savoir comment déléguer :

  1. La première est qu'il est indispensable d'inclure du temps pour soi dans cette liste. Si vous ne le faites pas en amont, vous ne le ferez jamais. Prendre du temps pour retrouver de l'énergie est essentiel mais si cela devient compliqué à organiser, ce sera contre-productif : il faut donc l'installer dans sa routine afin que cela devienne une évidence

  2. La seconde est que la manière de s'entourer pour chacun de ces problèmes doit être pensée de manière globale : par exemple pour les repas, on peut penser à une application qui permettent de s'en occuper ou pourquoi pas déléguer la liste aux enfants s'ils sont assez grands ou encore s'associer avec une autre famille qui partagerait son menu chaque semaine. On réfléchit de manière créative ! D'autres mamans ont aussi certainement besoin d'aide et il existe mill façons de s'entraider.

  3. Si une tâche s'avère impossible à déléguer, il faut réfléchir à quel point elle représente une barrière pour vous et quels changements vous devrez opérer pour permettre de vous entourer pour cet élément spécifique. Tout doit être envisagé : par exemple si les trajets d'école sont impossibles, peut-être faut-il envisager de déménager ou de demander plus de flexibilité pour le télétravail le matin. Ou alors on peut simplement se demander à quel point cela est indispensable à ce moment : imaginons qu'il soit impossible d'emmener un de vos enfants à son cours de judo. Est-ce que cela est indispensable cette année ? Est-ce que cela ne sera pas plus simple à un autre moment ? En a-t-il finalement vraiment envie ? 

Vous verrez que finalement entre ce que l'on pense indispensable et ce qu'il l'est vraiment à un moment précis, il y a un fossé énorme. Les mères ne sont pas des super-héros et ce n'est pas ce que demandent l' enfant de toutes façons. 

On peut tout avoir mais peut-être pas en même temps

Connaissez-vous ces mamans qui ont l'air de tout réussir ? Ces mères qui ont un travail épanouissant, des enfants espiègles et rieurs, un conjoint au corps parfait et qui font du sport tous les jours ? Ces personnes vous les avez vues sur les réseaux sociaux, vous les avez croisées à un diner mais vous ne savez pas vraiment à quoi ressemble leur vie H24. Ne jugez pas trop vite la vie des autres et surtout ne la comparez pas à la votre : c'est le pire que que l'on puisse faire en termes d' estime de soi. La perfection n'existe pas ou alors simplement à un instant précis, sur une photo : mais est-ce que c'est de cela dont on a envie ?

Il est surtout essentiel de se dire que la vie est un chemin et que la façon dont nous faisons les choses évoluent. Ce que nous voulons aussi. Alors certes , le cerveau humain est à la recherche du plaisir immédiat mais tout vouloir en même temps ne devrait pas être une fin en soi. Rendre son quotidien plus appréciable et ce pour longtemps est, en revanche, possible. 

Cette phrase : on peut tout avoir mais peut-être pas en même temps a été prononcée par Anne Lesueur-Neidhart, au micro de Sandra Fillaudeau pour le podcast Les Equilibristes. L'équilibre ce n'est pas un état constant, cela demande d'être constamment en mouvement. Il faut se rappeler de ce qui compte à un moment précis pour y accorder du temps et apprécier les choses. 

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Le dernier conseil : ne suivre que des comptes qui font du bien

Avoir un enfant est devenu comme un projet que l'on doit réussir. Certains exposent très bien leur réussite à ce sujet sur les réseaux sociaux. Enfin, ils exposent les 5 minutes qui respirent le bonheur (l'objectif ultime du projet, comme évoqué ci-dessus). En réalité, si cela vous fait envie, il vaut mieux arrêter de regarder les publications de cette personne. Ou alors il faut le suivre juste pour le kiffe : comme quand on regarde des vidéos de villas de rêve mais qu'on sait très bien que personne ne peut réellement se payer ça (ou presque - on te salue Elon Musk). 

On passe en moyenne 2h37 minutes sur les réseaux (oui, ça fait peur), alors il vaut mieux que cela nous booste, plutôt que cela nous déprime. C'est comme de se faire sa déco à la maison : vous aurez tendance à choisir des couleurs qui vous font du bien, peut-être même des affiches avec des phrases qui vous motivent. Ca ne vous viendrez pas à l'esprit de vous entourer d'objets qui vous rappellent des mauvais moments de votre vie ou d'afficher la photo d'amis qui vous agacent ! L'avantage des réseaux c'est que l'on peut choisir mais souvent on subit... Donnons aussi l'exemple à notre enfant sur cette manière bien plus pertinente d'utiliser le temps passé sur Internet. 

En conclusion : on arrête de se demander comment être une bonne maman et on fait

A la naissance de son premier bébé, on découvre les choses. C'est normal de se demander comment faire, de commettre des erreurs mais on finit par trouver le rythme avec notre enfant et par gagner en confiance. Malheureusement, cet enfant évolue en permanence, il est donc normal de devoir se réinventer dans son rôle de maman au quotidien.

Beaucoup de parents qui s'investissent énormément au début de la vue de leur enfant, vont s'épuiser et finir par se désinvestir trop rapidement. La meilleur façon d'être une bonne maman est de se détacher du regard des autres, de comprendre que personne n'a la solution magique, mais de rester présent et disponible tout au long de l'enfance. 

C'est comme être chef d'entreprise : on donne la direction, on met en place les process nécessaire pour s'assurer qu'il n'y a pas de problèmes majeures dans les domaines essentiels et ensuite on délègue, on responsabilise. Pareil, je vous dit.

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