Etes-vous en mode survie ?

Etes-vous en mode survie ? On constate que souvent, au quotidien, nous sommes en mode survie avec nos enfants. Je ne vais pas vous cacher que je me satisfais pleinement d’une journée où ils ont mangé à peu près équilibré, où ils se sont tous lavés (si c’est juste les dents, ça compte quand même) et où il n’y a eu aucune dispute et aucune crise. Ces jours-là, j’ai envie de dire « Yes, I did it ! » (Parce qu’en anglais c’est plus stylé) et d’ouvrir une bouteille de champagne pour célébrer. Et pourtant ce qu’on aimerait pour nos enfants ne se résume pas à des dents bien lavées 3 fois par jours, non ? Évidemment on voudrait qu’ils puissent avoir le meilleur développement personnel et intellectuel possible, mais quand on voit déjà le travail et l’énergie que cela représente de se maintenir à flots, on a un peu envie de ne pas se mettre une pression supplémentaire pour le reste.
 
J’ai récemment lu un livre appelé « Le cerveau de votre enfant » de Daniel J. Siegel et Tina Payne Bryson. Ils évoquent dès le début cette terrible contradiction et ils nous interrogent sur le temps que nous passons activement à vouloir les développer en comparaison avec le temps de survie. Si vous êtes comme moi, vous préférerez garder la réponse pour vous.
 
Ceci dit : il y a de l’espoir. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est le livre. D’abord parce qu’il y a 1,2,3 kiD (www.123kid.org) pour vous aider à trouver des idées intelligentes (d’accord ça, ce n’était pas dans le livre). Ensuite, parce que parfois, c’est juste une question d’état d’esprit : au lieu de considérer chaque journée comme une to-do list de survie, il suffit de réaliser que chacun de ces moments qui nous semblent difficiles sont autant d’opportunités pour aider au développement de nos enfants. Alors c’est certain, on ne vit pas au pays de Bisounours où à chaque dispute on va s’écrier : « Chouette, encore une belle occasion pour faire avancer mes enfants dans la vie ! ». Cependant le simple fait de prendre du recul et de ne pas voir ces conflits et ces résistances comme un obstacle qui nous sépare de l’heure tant attendue du coucher va déjà permettre d’aborder la situation de manière plus sereine. Et le fait d’être plus calme va vous permettre de prendre plus de temps pour tirer parti de ces situations et pour faire avancer les enfants. 
 
Vous êtes certainement perplexes sur ce que vous venez d’apprendre en lisant cet article : « En fait la fille, elle m’explique que je dois être moins stressé. Merci la recommandation… ! ». L’objectif de cet article était juste de vous faire sourire un peu et de vous déculpabiliser si vous vivez le quotidien avec vos enfants en vous disant « I survived » (toujours en anglais pour le style) :  c’est normal et ça peut se résoudre.
 
L’autre bonne nouvelle c’est qu’il y a un autre article appelé  "Du mode survie au mode développement" qui vous donne des exemples concrets pour comprendre comment passer du mode survie au mode "rester zen en toutes circonstances" (ou presque).

Références :
Daniel J. Siegel, Le cerveau de votre enfant, 2011